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Sarah Morin

Âge: 22 ans

Occupation: cuisinière

Les débuts en escalade

Comment t’as commencé l’escalade? J’ai commencé à grimper il y a environ 5 ans. J’avais des amis qui en faisaient un peu et je me suis laissé tenter. C’est drôle parce que ces amis-là, pour la plupart, ne grimpent plus vraiment. Finalement, de fil en aiguille, j’ai rencontré d’autres gens pour qui l’escalade était partie prenante de leur vie. C’est inévitable : plus tu te tiens avec des grimpeurs, plus tu grimpes, et plus tu grimpes, plus t’as envie de grimper. Ça a fait boule de neige et j’ai commencé à vraiment aimer ça. Au début, j’étais super gênée de grimper… je trouvais ça intimidant. Je grimpais au gym le soir, lors des périodes les moins achalandées même quelques fois quand c’était fermé. Peu à peu, je suis devenue meilleure, puis je me suis dégênée. J’ai vite compris que les gens t’aidaient et ne te jugeaient pas. Mais, le moment où le plaisir s’est transformé en passion, c’est lorsque mon copain et moi on est partis faire un petit tour de l’Europe à la recherche de falaises. On est passés par la France, l’Espagne et la Grèce, on a visité des sites mythiques et grimpé des lignes hallucinantes. Fun fact: j’ai appris à faire du lead à Céüse. C’est une place réputée pour être assez stiff et exposée.

As-tu des mentors? Il y en a deux, les deux avec qui j’ai appris à grimper. Mon amie Marie-Ève: c’est son approche qui m’a vraiment fait aimer l’escalade. Ce n’est pas une question de force pour elle, c’est vraiment une question de mouvement. Son objectif ultime est seulement de se rendre en haut, mais de bouger de la façon la plus fluide possible, il faut que les mouvements soient parfaits! C’est super esthétique quand elle grimpe. Puis, il y a le grand maître, Benoit Robitaille. Un gourou de la vieille école. Celui qui peut, en un clin d’œil, te dire ce qui cloche dans ta grimpe. C’est aussi lui qui m’a fait comprendre les vraies subtilités du sport. L’aspect mental, l’éthique, tous ces rituels et ces non-dits qui sont pourtant si importants quand tu vas dehors.

Quelles sont tes motivations, qu’est-ce qui te pousse à continuer à grimper? Honnêtement, c’est tout ce qu’il y a autour de la grimpe. C’est beaucoup l’extérieur qui m’appelle. Grimper à l’intérieur, c’est plus une façon de devenir meilleure pour dehors. C’est aussi les petits moments en voyage. Se lever, faire son café dehors assis sur son crash pad. Déjeuner en écoutant du beat, préparer le stock de grimpe, faire la marche d’approche, grimper, tomber, vouloir vraiment fort terminer ses projets. Tu finis ta journée, tu n’as plus de peau, tu prends une bière autour du feu, tu prépares le souper à la frontale et tu vas te coucher. Tu recommences le lendemain. T’as une routine tellement relaxe, ça contraste avec la vie de tous les jours. Je pense que c’est lors de ces voyages d’escalade que je peux vraiment décrocher! haha. Ce qui est assez ironique, parce que tu ne relaxes pas tant que ça, tu fais du sport malgré tout.

 

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Les projets incomplets de fin de saison. 🍂 . . . #ambassadeurdelire

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Quel est ton plus grand accomplissement en escalade? C’est une question assez complexe. L’escalade, c’est justement une série d’accomplissements. À chaque fois que tu progresses, à chaque nouvelle cote, chaque nouvelle expérience est un accomplissement. C’est un peu comme demander à un artiste quel est son plus grand chef-d’œuvre… Il espère toujours ne pas l’avoir encore fait.

Quelle est ta plus grande faiblesse? La flexibilité et la délicatesse. Je ne suis vraiment pas flexible, j’ai vraiment beaucoup de misère à me forcer à m’étirer. Je grimpe souvent avec des gens qui sont à l’antipode de moi pour m’aider à travailler ces deux points. Des gens qui bougent doucement! C’est justement intéressant de voir les différents styles de grimpeurs. Certains aiment les petits crimps, le placement des pieds, d’autres les gros mouvements. Je grimpe avec des personnes qui ont un style de grimpe différent du mien et ça m’aide. C’est formateur de prendre le temps d’analyser le bêta et la technique des autres.

As-tu une routine quand tu vas grimper? Habituellement oui, mais celle d’intérieur est plus poussée que celle d’extérieur, même si ça devrait être l’inverse. C’est tout le temps un échauffement : les épaules, les doigts, etc. Dehors, c’est plus difficile, mais il y a la petite marche d’approche qui aide au cardio. Aussi, et surtout, c’est de commencer avec des blocs plus faciles, d’y aller de façon progressive.

As-tu d’autres passions en dehors de l’escalade? J’aime beaucoup le vélo de montagne et les sports de cardio, c’est complémentaire avec l’escalade. Sinon qui dit grimpe dit voyage : c’est quelque chose qui me rejoint beaucoup. Et la cuisine évidemment, le théâtre, la littérature aussi. J’aime toucher un peu à tout.

Parle-moi de ton travail/études. J’ai complété mon DEC en Arts et Lettres pour ensuite faire quelques cours à l’université en gestion et en nutrition. Après, j’ai pris une pause d’école pour voyager un peu. L’an dernier, j’ai décidé d’aller faire mon cours en cuisine, ça faisait longtemps que ça me trottait dans la tête. J’ai terminé mon DEP à l’École Hôtellerie de Québec en juillet dernier. J’ai commencé à travailler là-dedans et j’aime vraiment ça. Au début, je pensais que ça serait une transition, finalement c’est rapidement devenu passionnel.

La communauté Délire

Quelle est ta définition de la communauté Délire? Je dirais que maintenant, c’est de plus en plus vaste. Il y a beaucoup de gens impliqués au Délire de près ou de loin. Ça s’élargit et ça devient de plus en plus large. Je trouve ça beau à voir. À Québec, on a trois beaux centres d’escalade, ça représente beaucoup de gens qui font partie de la communauté de grimpeurs. Un paquet de gens motivés et passionnés, ça serait ça ma définition.

Est-ce qu’il y a un employé/personne qui a marqué ta vie au gym? C’est surtout Marie-Ève, celle qui m’a initiée à cet univers. Will aussi. Quand tu grimpes, tu changes souvent de partenaire de grimpe, mais ceux qui restent constants et qui sont toujours dans mon cercle, c’est Marie-Ève et Will.

 

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Après quelques litres de sueur, on a trouvé une jolie vue.

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Ton plus gros vice ? La bonne bouffe et le bon vin.

Qu’est-ce que tu manges le matin ? Ça dépend, du gruau ou des toasts, des omelettes… c’est toujours différent.

Ton film préféré ? J’aime les Tarantino, les Wes Anderson aussi. Ça varie beaucoup selon mon humeur.

Ton livre préféré? Le vieil homme et la mer. 

Qu’est-ce que tu écoutes dans ton char ces temps-ci ? L’impératrice, Roméo Elvis…

Quelle est la dernière photo que tu as prise avec ton cell ? Des photos de recettes.

Ta prochaine destination voyage? On va retourner grimper aux États-Unis en février. Sinon, mon frère est déménagé au Japon, donc on aimerait y aller. Et côté autres voyages d’escalade, on aimerait retourner en Europe de l’est.

Ton repas préféré? C’est dur à dire, la liste est longue. Mais au quotidien, je suis une grande fane de poisons crues travaillés simplement : sashimi, ceviche et autres…

 

 

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Cook on a camping stove. Next stop–>Tennesse #california

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