fbpx

David Sauvé

Âge : 26 ans

Profession : Programmeur

Les débuts en escalade

Comment t’as commencé l’escalade? J’ai commencé en France, je devais avoir 12-13 ans.  Je suis issu de la Bretagne et c’est une région principalement maritime. Là-bas, l’escalade n’est pas un sport autant développé que dans le sud de la France. Bref, le seul gym auquel on avait accès avait un mur de 7 mètres de haut seulement. Les voies étaient changées environ une fois par an. Au début, c’était le fun parce que quand tu commences, t’as plein de défis. Mais rendus à la deuxième année, mon ami et moi, on était capables de faire toutes les voies et au final, on les faisait toutes en grimpe-dégrimpe. C’était un peu moins le fun. C’est à ce moment qu’on a commencé les compétitions. Ça m’a permis d’apprendre beaucoup de choses sur la technique et la stratégie en compétition. Malgré tout, j’ai fini par stagner. Ma période d’escalade en France a duré 5 ans. Après, en 2010, je suis arrivé à Québec. J’ai commencé à m’entrainer au PEPS de l’Université Laval, avec Fred Desgranges. Là, j’ai beaucoup progressé, j’ai vraiment appris comment m’entrainer parce qu’avant, en France, je n’avais pas d’entraineur. Il n’y avait pas de club d’entrainement en tant que tel. Ici, j’ai vraiment progressé et je me suis passionné pour l’entrainement.

As-tu des mentors? Fred, c’est mon mentor. C’est une des premières personnes que j’ai rencontrées au Québec, un de mes premiers amis aussi. C’est quelqu’un qui a apporté une contribution considérable en escalade au Québec. Il m’a appris beaucoup de choses aussi, comme la technique et la philosophie du sport.

Quelles sont tes motivations, qu’est-ce qui te pousse à continuer à grimper? Il y a plein de choses qui me poussent à continuer. L’escalade, c’est tellement varié, on n’a pas le temps de s’ennuyer. On a la chance d’avoir pas mal de spots à l’extérieur et au Délire, les blocs et les voies sont renouvelés tout le temps. Donc, il y a tout le temps quelque chose de nouveau à essayer. Il y a aussi l’aspect social relié au sport, on est quand même une grosse communauté à Québec. Tu vas dans un gym d’escalade pour la première fois puis tu te fais des amis tout de suite.  Pour résumer, c’est un sport tellement complexe, ça implique tellement de choses… c’est un mode de vie, l’escalade.

Quel est ton plus grand accomplissement en escalade? Ça dépend… Du point de vue cotation, jusqu’à maintenant, j’ai grimpé deux 5.13b qui sont mes plus grosses cotes, une en Espagne et une à Québec. Sinon, quand j’avais environ 15-16 ans, quand j’ai été initié au multi-pitch et à l’escalade de trad, je ne me suis pas fait initier au sol. C’était : « tiens, voilà des pros, mets-les, amuse-toi, mets-en le plus que tu peux, pis quand t’arrives au relais, tu vas m’assurer d’en haut. » Et ça, c’était des montagnes, des 15 pitchs! On partait à 7h00 le matin pour redescendre à 8h00 le soir. J’avais 15 ans, je trouve que c’est quand même un accomplissement à cet âge.

Quelles sont tes aspirations et tes buts? Avec le temps, mes motivations changent. Quand j’étais plus jeune, je pensais juste à devenir plus fort. Maintenant, en fait, je suis encore un peu là-dedans, mais j’ai surtout envie de faire des multi-pitchs et d’avoir le sentiment de gravir un sommet. Ça, et aussi explorer et découvrir, au Québec, des nouveaux spots, commencer à driller et à mettre des plaquettes, à équiper des nouveaux sites. J’aimerais ça ouvrir des voies.

Quelle est ta plus grande faiblesse? Sans doute mes doigts. C’est pas mal la faiblesse de tout le monde. Mais pour une réponse moins facile, une autre faiblesse que tout le monde a, c’est peut-être le mental. Ce n’est pas ma plus grosse faiblesse, mais d’un autre côté, ça ne peut pas être une force, c’est toujours quelque chose qu’il faut développer.

As-tu d’autres passions en dehors de l’escalade? J’aime beaucoup la programmation informatique. C’est mon métier en fait. Mais, même en dehors des heures de travail, j’aime ça programmer pour moi et allier la programmation et l’escalade. Par exemple, je me suis construit un outil pour quantifier la force des doigts. J’ai développé une application où tu vois en temps réel le graphique de la tension que tu exerces.

Sinon, j’adore le plein air, les voyages, etc.

La communauté Délire

Quelle est ta définition de la communauté Délire? C’est comme une famille. On a ce point commun, cette passion commune, mais on est tous différents. On a des jobs différents, des situations différentes, des âges différents… C’est tellement varié et large, comme dans une famille. Il y a de tout.

Est-ce qu’il y a un employé/personne qui a marqué ta vie au gym?  Il y a Olivier Turgeon (ambassadeur Délire) qui me fascine par sa qualité technique, sa force, sa gentillesse, sa personnalité… il est assez incroyable. Sinon, il y a plusieurs personnes: Vincent (Légaré, le directeur des opérations), Loïck (Martel-Magnan, directeur routesetting), Antoine (Bernatchez, ouvreur au Délire), qui contribuent au Délire et qui font bouger la communauté. Ce qui est génial, c’est que chacun redonne à la communauté et chacun s’entraide. Par exemple, Nicolas Poulin (Next volumes) a décidé de construire ses modules de grimpe, et pour l’aider et l’encourager, Vincent et Loïck lui ont acheté ses modules. Tout ça est possible grâce à la communauté.

 

«Sanatorium», Francis Fontaine (photographie)

Ton plus gros vice ? La poutine!

Qu’est-ce que tu manges le matin ? Des toasts au beurre d’arachide

Ton film préféré ? Inception

Qu’est-ce que tu écoutes dans ton char ces temps-ci ? J’écoute beaucoup la vieille musique des années 70-80. Les classiques.

Ta prochaine destination voyage? Ma prochaine destination voyage/escalade, c’est à Red River, dans le Kentucky. Ma prochaine destination voyage qui n’est pas un voyage d’escalade, c’est en Patagonie. Ça, j’ai vraiment hâte. Je regarde des photos à tous les jours et les paysages sont tout simplement incroyables.

 

Vous avez aimez l’article? Partagez-le!

Facebook
Facebook
YouTube
Instagram

 

Les articles de David Sauvé:

#ambassadeurdelire