Olivier Dumas

Âge: 26 ans

Occupation: chef ouvreur à Délire Escalade Beauport et photographe

Les débuts en escalade

Comment t’as commencé l’escalade? Le premier contact avec l’escalade dont je me rappelle a été lors d’une sortie avec un groupe de camp d’été que j’animais. Cette journée-là, j’ai clairement eu plus de plaisir que les jeunes que j’accompagnais et on a décidé d’y retourner entre moniteurs le soir même. Puisque j’étais un jeune adulte paumé, j’ai sauté quelques jours plus tard sur une offre d’échange de services que le Roc Gyms proposait à l’époque: il m’offrait l’abonnement et les cours gratuits si, en échange, j’offrais des heures de routesetting. Grâce à ça, j’ai pu cumuler mes premières expériences de traçage et obtenir une accréditation de premier de cordée. Motivé à fond, cet été-là, je suis parti dans l’Ouest avec un ami en quête de liberté en me disant que j’en savais suffisamment pour aller grimper dans les spots légendaires que j’avais trouvés en cherchant sur internet. Il y avait entre autres Squamish et Skaha qui avaient piqué ma curiosité. Ça a probablement été le voyage le plus marquant de ma vie. Ma naïveté en escalade m’a fait faire plusieurs erreurs qui auraient franchement pu mal finir, mais elle m’a surtout donné l’immense piqûre pour la grimpe extérieure. À mon retour, j’ai tout de suite décidé d’apprendre le trad afin de pouvoir me lancer dans des plus gros projets et éventuellement faire de la voie d’aventure.

As-tu des mentors? Je suis vraiment animé par la fibre autodidacte. Quand j’ai de l’intérêt pour quelque chose, je ne compte plus les heures que je peux passer à expérimenter et à trouver des façons d’arriver à mes attentes. Par contre, je ne saurais pas tout ce que je sais aujourd’hui sans Fred Desgranges. À l’époque, il m’avait fait entrer comme surveillant des pratiques libres d’escalade au PEPS de l’Université Laval. Cette opportunité a fait germer en moi l’idée que je pourrais peut-être un jour gagner ma vie grâce à l’escalade. Fred a fait beaucoup de développement dans la région de Portneuf et son éthique rigoureuse m’impressionnait beaucoup. Sa vision m’a fait prendre du sérieux et m’a motivé à mieux m’outiller pour la grimpe extérieure. Je ne pourrais pas non plus passer sous silence Arian Manchego qui a été celui qui m’a initié au trad et m’a permis l’année suivante de retourner sur le Chief à Squamish et d’y faire une quantité impressionnante de multi-pitch.

Quelles sont tes motivations, qu’est-ce qui te pousse à continuer à grimper? Je trouve que l’escalade est le seul sport qui puisse me stimuler et me rejoindre sur autant de facettes. J’aime passer mes journées dehors, devant un caillou ou une grosse falaise, vierge ou déjà développé, à me sortir de ma zone de confort pour au final sentir que je suis maître de ma vie. Je sais que même quand je serai trop cassé de partout pour grimper fort, l’escalade aura encore des défis et un sens à m’offrir.

 

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Its not often that I follow pitches, but this time @cam500 decided that she would lead all the pitches of the uber classic Starcheck since I led her to the top of the Chief the day before. What a pleasant route to do late afternoon after doing laundry and taking a nap. Best way to end the day. 🌞🏞 . #squamishclimbing #climb #climber #climbing_pictures_of_instagram #climbing_is_my_passion #rockclimber #rock #rockclimbing #chekamus #mecoutdoornation #petzlgram #ambassadeurdelire #climbingmagazine @climbing_is_my_passion #climbclimbclimb @escalade_quebec #squamish #granite #explorebc #climbonsquamish #delirescalade #outdoor #nature #grippedmagazine @grippedmagazine #climbclimbclimb #tradclimbing #climbersanonymous #escaladequebec #climbinginspiration #nikond7100 #FQME

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Quel est ton plus grand accomplissement en escalade? Je ne suis pas un collectionneur de grosses cotes. J’ai toujours préféré la grimpe à vue aux redpoints difficiles. Disons que je suis plus stimulé par l’engagement mental que l’engagement physique. J’adore voyager vers des nouveaux spots et y faire toutes les classiques plutôt que de passer mon voyage à travailler un projet. Je me suis toujours dit que je travaillerai un projet la journée où je n’aurai plus de belles grimpes à faire pour le niveau que j’ai. Il y a par contre un accomplissement qui me rend fier puisqu’il m’a poussé plus loin au niveau de mon endurance mentale et physique. Lors de ma première année de trad, j’ai fait les 3 sommets du Chief par 3 voies différentes en 4 jours. Ça correspond à environ 37 longueurs, 1200m de dénivelé à hiker pour redescendre et être d’innombrables heures en parois. À l’époque, j’étais loin d’avoir la rapidité, l’aisance et l’expérience que j’ai aujourd’hui. Je me rappelle qu’à la dernière journée, je n’avais plus confiance en mes pieds tellement mes jambes étaient mortes et que la marche de retour en fut une des plus pénibles de ma vie. Mais mon dieu que la bière était bonne au campground ce soir-là!

Quelles sont tes aspirations et tes buts? J’aimerais faire quelques premières ascensions dans les années à venir. J’ai déjà des spots en tête et j’espère y trouver des joyaux. C’est sûr que je veux continuer à voyager pour grimper. Je sais que je n’aurai pas assez d’une vie pour faire tous les beaux spots que la Terre réserve, mais j’espère en voir le plus possible, connecter avec la magie de chacun de ces endroits et parfaire mes connaissances sur tous les types d’escalade. Je n’ai pas encore d’enfants, mais c’est certain qu’un de mes rêves serait de pouvoir les emmener voyager avec moi et leur apprendre l’émerveillement de la nature au travers de la grimpe extérieure.

Quelle est ta plus grande faiblesse? J’ai une certaine inconstance à gérer mon mental. Parfois, j’arrive à focuser et à être dans une zone qui me permet de grimper à mon max et de gérer des risques importants, mais parfois j’ai l’esprit qui reste accroché à autre chose et je n’arrive pas à recréer le vide rapidement. Comme quoi l’escalade, ce n’est pas que physique!

As-tu une routine quand tu vas grimper? Ces dernier temps, je suis plus parano qu’avant sur les blessures et j’accorde une importance particulière à bien échauffer mes épaules avec des élastiques. J’ai eu une blessure à l’épaule droite par le passé qui m’a fait perdre une saison d’entraînement complète et j’aimerais que ça ne se reproduise pas de nouveau. J’enchaîne la plupart du temps avec quelques grimpes-dégrimpes dans le steep pour amener du sang dans mes avants-bras et mes doigts. Pendant que j’y pense, je ne m’en rends plus tellement compte, mais quand je veux me crinquer avant de faire un gros essai, je me tape dans les mains et je fais un petit bond avant de m’avancer vers les prises.

As-tu d’autres passions en dehors de l’escalade? L’escalade est certainement ma plus grande passion, mais tellement d’autres choses me font tripper. Tellement qu’il doit y en avoir là-dedans que je ne sais même pas encore que je trippe là-dessus! J’ai joué énormément de musique par le passé, mais je n’en joue malheureusement plus autant que j’aimerais pouvoir le faire. J’ai aussi commencé à peindre il y a deux ans; justement l’hiver où je me suis blessé à l’épaule. Dernièrement, c’est la photo qui prend une grande place au côté de l’escalade. Je suis tellement content de pouvoir mixer ces deux intérêts pour en faire mon gagne-pain!

La communauté Délire

Quelle est ta définition de la communauté Délire? C’est mon autre famille! J’ai tellement rencontré de personnes qui ont marqué ma vie chez Délire que je me sens chez nous lorsque je suis dans un des centres. C’est hallucinant à quel point la communauté d’escalade regorge d’humains intéressants avec tous la même passion commune.

Qu’est-ce que tu préfères chez Délire? La vision qu’il y a d’offrir ce qu’il y a de mieux. J’aime me dépasser et j’aime être entouré de gens qui aiment aussi se dépasser. Ça crée une synergie qui permet de propulser l’escalade à un rythme fou! Et il y a aussi le routesetting, mais ça tout le monde le sait déjà!

Où est-ce que tu vois Délire dans 10 ans? Je dirais sur la lune, mais il n’y a pas assez de gravité pour que ce soit intéressant d’y grimper! Sans blague, sur la lancée actuelle, je ne suis pas fou de croire qu’on peut espérer un nouveau gym de voies encore plus hot que ce qui se fait en Europe dernièrement. Avez-vous vu le dernier gym à Innsbruck? Imaginez version Délire maintenant. Eh oui, ça se peut!

Est-ce qu’il y a un employé/personne qui a marqué ta vie au gym? Il y en a tellement. Je pourrais parler d’Antoine Bernatchez et toute la gang de setters qui me font progresser au niveau de mon routesetting, de Vincent Légaré  qui croit en moi et m’offre la chance de pousser dans ce qui me plaît, des trois directeurs des succursales qui m’offrent des projets intéressants dans leur gym et de tous les autres staff pour créer l’environnement de travail le plus cool en ville.

 

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Part of the fun of climbing outside for me is figuring out my beta. @benji_s_m snapped that one of me while I’m apparently getting stoked on a sequence we found for a V8 project at La Pocatiere 🙆‍♂️🙌 . . . #climbingquebec #climb #climber #climbing_pictures_of_instagram #climbing_is_my_passion #rockclimber #rock #rockclimbing #quebec #goodtimesoutside #basstlaurent #liveclimbrepeat #climbingmagazine @climbing_is_my_passion #climbclimbclimb @escalade_quebec #lapocatiere #bouldering #explorebsl #escaladebsl #boulderclimbing #sloppers #heelhooking #grippedmagazine @grippedmagazine #escaladedebloc #klettern #climbersanonymous #escaladequebec #climbinginspiration #nikond7100 #FQME

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Questions en rafale

Ton plus gros vice ? J’ai une tendance à ne pas être le premier à arriver tôt le matin…

Qu’est-ce que tu manges le matin ? 2 toasts et un café (primordial!!)

Ton film préféré ? Je suis peut-être un peu en retard, mais dernièrement j’ai écouté Fight Club, et j’ai capoté tout le long!

Qu’est-ce que tu écoutes dans ton char ces temps-ci ? Declan McKenna. J’aime vraiment sa vibe et ça me donne le sourire.

Quelle est la dernière photo que tu as prise avec ton cell ? Une photo de ma blonde qui bave sur son oreiller… ahaha

Si ta vie était un film, quel en serait le titre? Aucune idée, mais il y aurait certainement pas mal de jeux de mots et beaucoup de rebondissements!

Ta prochaine destination voyage? Je pars bientôt faire un trip de bloc dans le sud-est des États-Unis. Rocktown, Horse Pens 40 et les environs. C’est mon premier voyage orienté bloc uniquement. J’ai bien hâte!

Ton repas préféré? Depuis mes voyages à Potrero Chico, je suis en amour avec la cuisine mexicaine. Tout ce qui a de la coriandre, de la lime, des fèves et qui est épicé!

Est-ce que tu collectionnes un objet? J’ai une belle collection de livres guides et de topo d’escalade. Des vieux comme des récents. J’aime bien feuilleter ceux d’endroits où je ne suis pas encore allé pour monter mon hype ou regarder à nouveau ceux des spots où je suis déjà allé pour me rappeler de bons souvenirs et me planifier une prochaine visite. Mon dernier achat est celui de Indian Creek. Ça fait rêver!

@olivier_dumas_photo    #ambassadeurdelire

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