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Olivier Turgeon

Âge : 38 ans

Occupation : Enseignant de physique au cégep Limoilou.

Les débuts en escalade

Comment t’as commencé l’escalade? Ma première journée d’escalade, c’était en août 2006, à l’extérieur aux Pylônes. Cette journée-là, on a « grimpouillé », mais on a surtout fait du rappel. À l’automne, je suis allé au PEPS et je n’ai jamais arrêté depuis. J’ai progressé malgré tout assez vite, 5.13a en un peu plus de 2 ans. J’ai fait un premier long voyage d’un mois à Squamish et c’est là que j’ai découvert le bloc. J’ai « slacké » le snowboard, j’ai vendu le canot d’eau vive et même le vélo de montagne un peu plus tard: les choix que je faisais se sont mis naturellement à être orientés autour de l’escalade et ça me rendait heureux, ce qui m’encourageait à faire plus de choix orientés vers l’escalade. Tu vois, c’est l’inverse d’un cercle vicieux, j’appelle ça un cercle « délicieux » même si le terme exact, c’est cercle vertueux. Je trouve que ça sonne mieux délicieux. Héhé.

As-tu des mentors? J’ai eu quelques bons mentors. Sans aucun doute les premières années : Jocelyn (Djoo) Savard. Je l’ai connu parce que c’est un prof de physique au cégep Ste-Foy où j’étais stagiaire. Il m’a appris à faire du trad, du sport, du bloc, pas mal tout! C’est avec lui que j’ai fait mon premier road trip d’escalade à Squamish.  Il y a aussi Benoit Robitaille (il m’a montré surtout des techniques de bloc, le positionnement et le lifestyle de grimpeur). C’est ça qui est le fun en escalade, tout le monde apporte quelque chose. Aujourd’hui, je prends des notes quand je regarde les jeunes!

Quelles sont tes motivations, qu’est-ce qui te pousse à continuer à grimper? L’idée de s’améliorer, de repousser ses limites. Mais surtout, le mouvement. En escalade, tu regardes deux grimpeurs, ils peuvent partir en discussion pendant des heures sur un move. Pourquoi? Parce que c’est le fun. En tous cas, moi j’aime ça! Comment t’as placé ton pied, ton talon, comment t’as tenu la prise, les petits détails. Le mouvement, le plaisir de bouger sur la roche, c’est ma plus grande source de motivation en escalade. L’autre aspect, comme je disais, c’est le défi personnel. Il n’y a pas beaucoup de sports qui te permettent de « tracker » ta progression aussi facilement sans faire de compétition avec les autres. Tu te fixes le défi que tu veux, selon comment tu feel. Pas besoin de se comparer avec quelqu’un d’autre, juste toi avec la roche ou le plastique. On voit ça souvent, un gars qui rush dans sa 5.9 et un autre juste à côté qui rush dans sa 5.12. Les deux travaillent aussi fort, les deux se comprennent, ils s’encouragent. C’est beau à voir. Le défi est le même, c’est se rendre en haut. Après ça, il te reste à choisir le chemin le plus difficile que tu es capable de réussir.

 

Quelle est ta plus grande faiblesse? En fait, plusieurs. Faut les cibler. La force des doigts. Les préhensions en pinch. Les gros dynos. Aussi, mon âge… c’est ce qui me limite. En vieillissant, le temps de récup est plus long. Si je m’entraine fort deux jours de suite, je sais que je vais avoir mal aux épaules, c’est sûr. En calculant mieux les repos, j’arrive à faire quelque chose.

As-tu d’autres passions en dehors de l’escalade? Je suis encore un passionné de snowboard. L’hiver, j’en fais encore au moins une fois par semaine. Avant, c’était 40 fois par hiver, là, c’est plus autour d’une vingtaine. La musique aussi : je joue de la guitare et je chante avec mon band de musique.

La communauté Délire

Quelle est ta définition de la communauté Délire? C’est la plus grosse communauté d’escalade de Québec… Ça réunit toute sorte de monde: les jeunes bloqueux, les vieux tradeux… et il y a aussi plusieurs volets : le compétitif, les triples B, la passion des proprios qui encouragent à aller grimper dehors… C’est un environnement où je me sens bien : pas besoin d’appeler du monde pour y aller, je sais que ça va être cool.  En même temps, il y a tout le volet compétitif avec le sport études. C’est vraiment inspirant de voir aller la nouvelle génération évoluer là-dedans. Regarde, par exemple, Hugo Dorval, un des jeunes du club. Le voir aller au gym démolir les blocs puis être d’une aisance…  C’est impressionnant. Quand mon garçon de 3 ans et demi me demande d’aller grimper des blocs pour enfants au gym ou quand est-ce qu’on retourne en Afrique du sud (pour grimper), ben je me dis qu’il fait déjà partie de la communauté lui aussi.

Est-ce qu’il y a un employé/personne qui a marqué ta vie au gym? Je suis vraiment impressionné de la vision de Vincent (Vincent Légaré, le directeur des opérations). C’est hot de partir d’où ils sont partis pour en arriver là. C’est un modèle en termes d’affaires.  Loïck, Antoine aussi, les traceurs en chef, c’est capoté ce qu’ils arrivent à faire avec leur équipe. Vincent a donné les moyens aux ouvreurs de laisser aller leur créativité. C’est ça qui est marquant : l’ouverture des blocs, le style des blocs et la rapidité des resets.

 

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J’adore cet endroit. Love this place. 👌 . . . @flashedclimbing @evolvusa @evolvcanada @blurr_stuff @delireescalade #ambassadeurdelire

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Questions en rafale

Ton plus gros vice ? J’aime les choses vinaigrées et salées. Je peux facilement passer au travers d’un pot de cornichons ou d’un sac de chips.

Qu’est-ce que tu manges le matin ? Des céréales.

Ton film préféré? Disons un marquant: Eternal Sunshine Of The Spotless Mind

Qu’est-ce que tu écoutes dans ton char ces temps-ci ? Gogo Penguin, l’album A Humdrum Star, en particulier la chanson « Reactor ». C’est un band de jazz de Manchester. Le nouvel album, c’est malade. Faut que tout le monde écoute ça.

Quelle est la dernière photo que tu as prise avec ton cell ? Mon garçon qui faisait une tour. Je l’ai aidé puis on a fait quelque chose de capoté ensemble. Non attends, c’est pas vrai. La dernière, c’est un vidéo de moi qui grimpe un nouveau bloc à Kamou, un gros toit avec des prises. Malade.

Si ta vie était un film, quel serait le titre? Pas Eternal Sunshine Of The Spotless Mind! Hahaha! Non, ce serait un documentaire sur ma vie: « La motivation a bien meilleur goût! »

 

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Hotsprings. (2)

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